Nemo [ photographe ]

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Au sujet de Nemo


Né en France au bord de l'Atlantique en 1967, Nemo s'est installé au Canada dans la région de Montréal en 1997.

Pour la petite histoire, son parcours est celui d'un autodidacte. Dès son plus jeune âge, les appareils photo l'attire, et comme il veut toujours utiliser ceux de son père, sa mère ou son grand-père maternel, il reçoit comme cadeau de noël alors qu'il a 6 ans, son premier appareil, un Kodak Instamatic 155X… Vous savez, ces petits appareils qui fonctionnaient avec des cartouches 126 qui faisaient des photos carrées, sur lesquels on pouvait mettre un Flashcube jetables à 4 éclairs. C'est ainsi que démarre la passion… Bien sûr, les appareils 24x36 de ses parents l'attirent plus, mais au moins il peut s'amuser. À 13 ans, il utilise ses économies pour s'offrir son premier réflex, un Minolta X700. Quelques années plus tard, il réalise que s'il fait des photos intéressantes, différentes de la plupart du monde, il manque quelque chose. Il se plonge dans un livre sur la photographie que lui avait offert un cousin partageant cette passion, mais qu'il n'avait fait que feuilleté. Et là il apprend la lumière, comment jouer avec, les influences des différents réglages. Dès lors, il va privilégier le mode manuel aux autres. C'est surtout avec l'achat d'un Mamiya C220 qu'il va faire ses plus grand progrès. Son équipement Minolta s'est étoffé au fil des ans d'un bon flash, de plusieurs lentilles fixes et zooms, d'un second boîtier X700… Jusqu'à un cambriolage de son magasin où la moitié lui sera dérobée, l'autre étant à son domicile. Il décide alors de tout vendre et d'évoluer vers du matériel dernier cri. Pendant longtemps, il a rêvé de Nikon, la marque des pros, mais à ce moment-là, c'est Canon qui a fait le meilleur choix technologique, et qui donne également le meilleur service après-vente. Depuis ce temps là, il est resté fidèle à la marque, même si Nikon est remonté en selle entre temps. Bien entendu, il a pris le virage numérique, chevauchant les deux technologies pendant un moment, surtout en ayant son propre laboratoire à domicile. Et depuis 2015, il explore progressivement de nouveaux horizons avec AeroNemo, de la prise de vue aérienne par drone. Si la photographie est le domaine qu'il privilégie, il lui fait également des films, chose qu'il a également commencé à l'époque de la pellicule !

Nemo, de son vrai nom Grégory Lemeunier, est un surnom dont il s'est affublé en 1984… Et oui, bien avant l'arrivée du petit poisson, mais nous y reviendrons. En fait, vers 12-13 ans, Grégory s'est découvert une passion pour l'écriture, et il est alors persuadé qu'il va devenir un écrivain à succès. Bien qu'il soit jeune, il est conscient que la célébrité n'a pas que des avantages, et pour protéger sa vie privée et celle des siens, il décide qu'il utilisera un nom de plume. À plusieurs reprises, il perdra d'ailleurs des points dans des rédactions et dissertations, les signants du pseudonyme du moment. Ce n'est qu'après plusieurs années de réflexion qu'il fini par trouver et porter son choix sur Nemo. Le hasard lui fait découvrir la bande dessinée de Windsor McKay : Little Nemo in Slumberland. Little Nemo est une sorte de Petit Prince, le personnage culte que tout le monde adore, mais, bien qu'étant considéré comme le personnage d'une oeuvre majeure de l'histoire de la BD, sa notoriété est beaucoup plus confidentielle. Grégory s'identifie immédiatement au petit garçon rêveur, et commence à lui emprunter son nom. Cela correspond à ce qu'il recherchait, quelque chose de court d'une ou deux syllabes, mais qu'il n'avait pas trouvé en épluchant au complet un dictionnaire de prénoms, et du coup cela l'intrigue ce nom qui lui semble familier mais qui sort de nulle part. Et puis un jour il réalise où il l'a déjà "rencontré", dans 20000 lieux sous les mers de Jules Verne, avec le Capitaine Nemo et son fameux sous-marin le Nautilus ! Coïncidence, Grégory vit à Nantes, ville de l'auteur en question. Mais là encore, ça continue de le travailler, ce nom doit bien avoir une origine. Au fil des recherches, il fini par découvrir que dans l'oeuvre originale d'Homère, l'Odyssée, Ulysse se retrouve enfermé par un cyclope dans une grotte, il réussi à lui crever l'oeil, et le cyclope s'avoue donc vaincu et demande à savoir le nom de son vaillant adversaire. Ulysse qui n'est pas né de la dernière pluie lui répond "ne mo", ce qui se traduit du vieux grec par "sans nom" ou dans la version littéraire en français par "personne". Quand les autres cyclopes qui veulent venger leur ami lui demandent qui ui a fait ça, il répond que c'est "personne". Quelques années plus tard, il découvrira qu'en latin, nemo veut également dire "anemone". La boucle est bouclée, ou presque… Alors qu'il vit en France, Grégory a une compagnie d'impression sur tee-shirts, il travaille ses graphismes sur Mac, et s'achète un jour un logiciel permettant de faire de la 3D, Pixeltry de Pixar. À la même époque, internet en est à ses balbutiements, et comme il s'intéresse à tout ce qui est nouveau, il fait parti des premiers à se connecter sur le web. À l'époque, c'est assez basique, le choix des pages est assez restraint, on utilise beaucoup les forums pour échanger de l'information, et bien sûr, il se connecte toujours sous le nom de Nemo, on lui demande souvent d'où cela vient, il raconte… Il aimerait déposer Nemo.com, mais les prix étaient alors exorbitants pour un petit indépendant, finalement, le nom finira par être déposé par quelqu'un d'autre ce qui l'amènera à créer Nemoland mais en optant pour .net pour le côté virtuel plus que commercial. Nemo change donc de pays, et fini par ramener son logiciel 3D lors d'un voyage. Malheureusement, en voulant l'installer, la première des 7 disquettes 3"¼ est défectueuse, et ça tombe mal, plusieurs mois auparavant, Pixar qui jusqu'alors développait des logiciels pour leurs propres besoins mais les commercialisait également, fort des succès de Toy Story et Bug's Life, décide de se consacrer uniquement aux films d'animation. La période de support accordée est dépassée, mais Nemo les contacte quand même en expliquant la situation, même s'il n'a plus vraiment besoin du logiciel, il l'aime bien et aimerait pouvoir à l'occasion l'utiliser, proposant différentes solutions comme payer pour la disquette défectueuse, ou l'envoi du fichier qu'il installera lui-même… Un petit dialogue courtois en anglais commence dans lequel on lui explique ce qu'il sait déjà, finalement, même s'il doit faire son deuil au sujet du logiciel, la conversation dérive sur Nemo, la personne veut savoir ce qu'est ce nom, et donc l'intégrale de l'histoire est contée. Cela provoque un wow, que c'est vraiment intéressant, et que cela pourrait faire un joli nom pour un personnage, ce à quoi Nemo à répondu merci, que ce serait pour lui un bel hommage. La semaine suivante, il recevait par la poste une boîte toute neuve de Pixeltry, rien de plus. En 2003 sortait le film Nemo, toute une surprise alors qu'il pensait qu'éventuellement, il l'utiliserait peut-être pour un personnage de second ordre !

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